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Interview du DG de DBF Maroc pour l’annuaire des centres de contacts francophones offshore – Mars 2008

LE POINT DE VUE…

M. Mohamed Slimani, Directeur Général de DATA BASE FACTORY MAROC

Comme de nombreux jeunes Marocains, il est parti à l’étranger faire un MBA… Et comme de nombreux condisciples diplômés, Mohamed Slimani est revenu en 1998 au Maroc pour entamer une carrière qui l’a mené à travailler pour une grande banque du pays (la Banque Populaire du Maroc). En 2002, percevant la vague montante des calls centers offshore, il crée Stratégy Call. Le développement de cette dernière entité l’amènera à travailler comme prestataire pour DATA BASE FACTORY – client français qui le rachètera en 2007.

Qu’est ce qui caractérise aujourd’hui le marché du call center ?
Une plus grande attente de professionnalisme de la part des donneurs d’ordre : ceux-ci sont désormais convaincus, après une phase de découverte et d’observation que l’offshore n’est pas seulement synonyme de moindre coût, mais aussi synonyme de qualité et de rigueur. C’est clairement le positionnement de DATA BASE FACTORY - ce qui a facilité notre rapprochement.

Votre préoccupation du moment et de l’année 2008 ?
La formation et la fidélisation des équipes, car c’est le sujet sur lequel on fait, et fera la différence. Sur un marché plus éprouvé, cela nécessite une structuration de l’entreprise et des ressources humaines.

Quel est votre positionnement sur le marché ?
Avec 350 postes actuellement et un objectif de 800 postes d’ici la fin 2009, nous visons une place dans le top 5 des acteurs au Maroc, le pays étant lui-même leader sur l’offshore francophone.

On sent au Maroc que tout est en chantier…
En effet, le Maroc est en plein développement, notamment dans les secteurs d’activité du Tourisme, de l’immobilier et des Centres d’appels. La filière des call centers est très porteuse et facilite la création d’emplois durables. A mon échelle, j’ai le sentiment d’apporter une petite contribution à l’essor de mon pays. N’oublions pas non plus que ces métiers, largement féminisés, favorise une évolution du rôle et de la place des Marocaines dans la société. C’est très bien ainsi.